Archive | janvier, 2011

Blue suede shoes / Green tweed shoes

Opening Ceremony inonde les rayonnages chaussures de ses Desert Boots depuis deux ans. Comme pour les Converse, comme pour les Bensimon, et comme pour les ballerines Repetto, on ne sait jamais quel tissu et quelle couleur choisir. Résultat, on ne choisit pas et on repart avec deux, ou trois paires, en se jurant de suivre assidûment les nouveautés de la prochaine saison.

Parti pour acheter une paire en cuir tabac (restée introuvable à ma taille, en magasin comme en online shop), j’ai finalement vengé ma frustration sur une paire en suède marine et, surtout, en tweed vert. Attirance inexplicable pour mon entourage, qui n’a d’ailleurs cessé de me poser de nombreuses questions à leur sujet.

Voici donc la FAQ :

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Feydeau et moi

Les pièces de Feydeau sont comme les opéras de Mozart : une bonne porte d’entrée pour qui veut se frotter à cet art relativement plus élitiste que le cinéma. Le revers de la médaille, c’est que les pièces de Feydeau sont tellement jouées et rejouées qu’on peut vite s’ennuyer ferme devant une mauvaise adaptation.

Je suis allé hier soir voir Un fil à la patte à la Comédie Française, qui monte comme presque chaque année une pièce de Feydeau. La mise en scène de Jérôme Deschamps (le mec des Deschiens), sans être franchement innovante ou créative, a cependant le mérite de respecter fidèlement un jeu de scène qui, spécialement chez Feydeau, se noue autant dans le jeu d’acteur que dans les déplacements, les décors, les objets et les costumes. Et la mise en scène sait surtout rester dynamique et sans temps mort, ce que les mauvaises mises en scène ne savent pas faire.

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Dessine-moi un Parisien

C’est quoi un Parisien, en fait ?

Non, déconne pas, range ta copie double, c’était pas un sujet de dissert’. Mais c’est une question que je me pose depuis longtemps. Si on laisse la Province s’exprimer (soyez en fiers, gens au-delà du périph), le Parisien est un être extrêmement arrogant, snob, nombriliste, peu souriant (pas bien), mais en même temps branché, chic, voire cultivé (ça c’est bien). C’est pas moi qui le dis, c’est le CSA.

Auras-tu deviné, Barnabé ? Oui voilà : on déteste et on adore le Parisien, ça devient une figure de sociologie, je dirais même que le Parisien est le bouc émissaire de l’échec de l’aménagement du territoire (Eugène Claudius-Petit je crie ton nom. Blaireau).

Alors qu’en fait, c’est quoi un Parisien ? Juste un type assez con pour payer son café 2€30 en salle, son loyer 30% plus cher qu’en province avec juste 90% d’espace vert en moins, et qui dépense les trois-quarts de son budget dans des achats aussi compulsifs qu’idiots car vu les prix de l’immobilier, il ne songera à épargner pour investir dans la pierre qu’à partir du moment où il se sera fait à l’idée que oui, un jour, il devra habiter ailleurs qu’à Paris. Et vous savez comme moi qu’une thérapie de ce genre dure au moins 10 ans. Continuer la lecture…