Le discours d’un roi

En un mot comme en cent, je crois qu’il y a bien longtemps que je n’avais pas vu un film aussi marquant avec un scénario aussi simple que Le Discours d’un Roi.
Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu (les vilains), c’est l’histoire de George VI, père d’Élisabeth II, et de son bégaiement célèbre qui l’empêche de parler en public. A l’approche de son règne, en pleine Seconde Guerre Mondiale, le futur roi fait donc appel à un orthophoniste aux méthodes peu conventionnelles, qui va lui apprendre à analyser son bégaiement pour mieux l’apprivoiser…
A priori, le scénario est d’une simplicité désarmante, sans rebondissements ni suspense. Oui, mais qu’importe. Tout est dirigé pour concentrer l’émotion dans le discours final de déclaration de guerre à la BBC, difficile épreuve sans filet dans laquelle se jette le nouveau roi pour son premier acte d’incarnation de la résistance à l’Allemagne nazie. C’est autre chose que de partir en guerre contre Hautetfort ou Ebuzzing, croyez-moi…
Colin Firth, en George VI, est bluffant, et réussit surtout la prouesse de ne pas rendre le bégaiement insupportable au bout d’un quart d’heure de film. Mais c’est sans doute la retenue et le flegme naturels de nos amis les Rosbifs, ça… Mention spéciale à Helena Bonham Carter, qui campe une Queen Mom pleine d’humour anglais.
Il faudrait que j’analyse cette anglophilie compulsive qui me frappe depuis plusieurs années. Heureusement que le Marks&Spencer de Paris a fermé ses portes y’a 10 ans. Ah ? On me souffle dans l’oreillette qu’il va de nouveau revenir à Paris, sur les Champs ? Eh merde, je vais devoir y camper.
En attendant, j’irai bruncher chez Floor’s…




