Chez Fulvio

J’ai bien regardé et je suis formel : parmi les quelques 1 830 (environ) billets depuis quasi deux ans, je ne vous ai jamais parlé de Fulvio. Pardon, c’est un oubli regrettable qui ne se produira plus, je le promets. (EDIT : Ah en fait si, je vous en ai un peu parlé, mais ça compte pas)

C’est doublement condamnable car en plus, chez Fulvio, c’est vraiment une adresse à vous recommander, vous les éduqués du palais. J’allais même vous lâcher un « c’est un it-rade », mais je révise mon jugement : vu le petit monde qu’il y avait ce soir, je suppose que mon check-in sur Foursquare la dernière fois lui a triplé son CA, au Fulvio (genre).

Tiens, d’ailleurs, si tu te demandes : on ne dit pas Au Fulvio, ou Le Fulvio. Car le restaurant de Fulvio n’a pas de nom, un peu comme le premier album de Jenifer. Non, il s’appelle tout simplement Chez Fulvio, parce qu’on est… chez Fulvio (implacable logique).

Fulvio donc, est sarde, aime Sébastien Tellier mais pas les lunettes de soleil (enfin, il est barbu et chevelu, quoi), a la tchatche d’un napolitain, et serait capable de faire sortir trois SMIC à un Auvergnat radin (redondance). Dès que tu es installé, tu n’as qu’à appuyer sur le bouton marche pour qu’il te présente sa cuisine, ses modes de préparation, ses matinées à Rungis et ses importations de vins d’Italie…

Chez Fulvio, il n’y a pas de carte. Fulvio vient devant toi et te déclame ses plats, les formes de pâtes et la composition de la sauce. C’est tellement bon et évocateur que j’ai dû recourir à la méthode du plouf-plouf. Ça sauve la mise dans bien des cas, ils devraient essayer à l’ONU pour résoudre le conflit israélo-palestinien. En l’occurrence, le plouf est tombé sur des tagliatelles au foie gras pour cette fois-ci. Penne aux gambas pour Rosalie.

Et c’est bon ? Oui, à se damner. Les antipasti sont certes légèrement en deçà du reste, mais les pâtes sont cuites à la perfection et pas noyées dans une sauce trop allongée. J’avais besoin de ça pour rattraper le très mauvais italien dans lequel j’ai échoué samedi, au bout de la lose.

Et les desserts ? Malheureusement je n’ai pas goûté. Je suis un peu déçu du manque d’inventivité des chefs italiens quant à la chose sucrée. Sorti de la panna cotta et du tiramisù, il n’y a plus grand chose. Mais il faut s’adapter aux palais français. Alors qu’est-ce que vous attendez pour arrêter de vous ruer sur la panna cotta parce que le tiramisù c’est devenu trop beauf ? ET LE ZUCCOTTO BORDEL ? (pardon)

Chez Fulvio – 3, rue de Poitou
Environ 35€/pers. (antipasti + plat ou plat + dessert, sans compter le vin)

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3 commentaires

  • 1
    22 février 2011 - 12 h 38 min | Permalink

    35 boules le plat de Penne, j’aime autant manger de la brioche.

  • 2
    22 février 2011 - 12 h 39 min | Permalink

    (je crois que j’ai oublié un « lol » à la fin de mon commentaire précédent. Qui était brillant. Soit dit en passant)

  • 3
    22 février 2011 - 12 h 56 min | Permalink

    Mais non banane, c’est 35 euros avec antipasti et plat ou plat et dessert.
    Les plat sont à 20-25€.

    Bon, j’ai édité ! :)

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