Goulash et paprika

Alors, c’était comment Budapest ? Pour un premier voyage dans l’ex-URSS communiste post-Gorbatchev, je dois bien avouer que ça change, les copains.

Déjà, quand tu arrives à l’aéroport, des cylindres de plexiglas t’exhibent tous les objets contondants confisqués par la police de l’air pour t’impressionner sur leur infaillibilité. ÉTAT POLICIER JE CRIE TON NOM ? Un peu, car les sirènes de police (totalement pompées sur Starsky & Hutch, au passage) rythment le cours tranquille de cette ville où on est pas vraiment dérangé par les habitants. Je comprends mieux le sentiment d’impunité qui habite le touriste étranger quand il a l’impression d’être tout seul à Paris. Salauds !

En soi, j’ai trouvé la ville banale, à la limite de l’étrange. Les centres-villes sont en travaux, croissance économique oblige, et les plans d’urbanisme sont anarchiques, putain ! Ils vous collent du nouveau bâtiment très hype à la fin des 60′s à côté d’une architecture ancienne, c’est à s’y perdre. Même à Buda, le quartier historique, il suffit de changer de rue pour changer d’univers. Déroutant ! Moi qui d’ordinaire n’aime visiter les capitales européennes qu’en marchant dans les rues pour mieux m’imprégner !


Heureusement, il y a les bains à ciel ouvert : 0° degrés dans l’air, 38° degrés dans l’eau. Hein ? Vous me détestez ? Mais pourquoi ?

A part ça, les Hongrois sont gentils mais, no offense, qu’est-ce qu’ils bouffent mal ! A part un restaurant magyaro-juif (mot compte triple), j’ai pas vraiment trouvé de rade potable, et le Burger King de Blaha Lujza tér (à tes souhaits) m’a fait de l’œil tout le week-end. En même temps, j’aurais dû me méfier : à l’arrivée à l’aéroport, j’ai été accueilli par une Hongroise moche qui croquait dans un camembert en plein après-midi. C’est vrai qu’ils sont totalement fous des fromages français là-bas, y’a des étals entiers qui leur sont consacrés dans les supermarchés !

Pour me consoler, je suis allé chez Gerbeaud, aka LE meilleur salon de thé de Budapest. Ambiance café littéraire viennois, chocolat et pâtisserie, j’ai commencé à écrire une thèse de philosophie sur une serviette (j’ai l’esprit de synthèse, c’est pour ça). Manque de bol, je l’ai oublié en partant, je ne pourrai me faire éditer. 900 balles le gâteau, j’ai cru m’évanouir. Hein ? La monnaie ne vaut pas grand chose là-bas ? Ah oui.

Pour que vous soyez pas perdus quand vous irez là-bas, Rosalie vous a préparé un dictionnaire hongrois-français. Espérez pas parler l’angliche là-bas, ils comprennent que l’allemand. Donc, afin de biter quelque chose à cette langue qui met des accents sur toutes les voyelles et 8 z par mot, il faut s’armer de mnémotechnie :

  1. Déli pályaudvar (station de métro qui ne sert à rien mais qui est bien pratique pour se repérer) = Audrey Pulvar
  2. Kössönöm (un merci qui veut limite dire ta gueule quand tu le prononces) = Knesset (oui, comme le Parlement israélien, je sais pas pourquoi)
  3. Széchenyi (pour les bains) : C’est la chenille (qui redémarre ?)

Avec ça, vous devriez vous en sortir. Vislat !

Y’a pas, ils sont fortiches en street art les Magyars !

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9 commentaires

  • 1
    9 mars 2011 - 11 h 02 min | Permalink

    Ca fait combien le camembert à 429 je sais pas trop quelle monnaie ?

  • 2
    9 mars 2011 - 12 h 53 min | Permalink

    Bon. Mais les hongroises?

  • 3
    9 mars 2011 - 15 h 08 min | Permalink

    j’y suis allée il y a très longtemps, quand ça venait de s’ouvrir, encore dans son jus. Depuis 10 ans, je n’entends plus que des impressions qui sont des copiés-collés de la tienne.
    Je te conseille plutôt Bucarest, nettement plus intéressant (nowadays I mean)

  • 4
    9 mars 2011 - 17 h 04 min | Permalink

    @Anna : 1 euro 50 !

    @Romain : Très moches et très mal habillées. Mais en même temps, je n’ai pas vu l’ombre d’un quartier étudiant, alors il doit y avoir un bon vivier !

    @400 : Rosalie dit que c’est un « sous-Prague », je me demande si elle n’a pas raison… Bucarest j’y réfléchirai ! :)

  • 5
    morgane
    9 mars 2011 - 22 h 38 min | Permalink

    Oh des couilles de mozart!!

  • 6
    14 mars 2011 - 17 h 22 min | Permalink

    Ah moi j’aime Budapest justement parce que c’est moins mignon et léché que Prague (et qu’en rentrant dans les immeubles on dégotte quelques perles Art Nouveau encore dans leur jus). Et puis j’adore le goulash…

  • 7
    21 mars 2011 - 12 h 41 min | Permalink

    J’en reviens et je me demande toujours où a bien pu passer la population de cette fameuse Budapest : des bâtiments à profusion mais une absence totale de vie dans les rues, restaurants, centre commerciaux.

    Une volonté farouche en outre des commerçants et autres taxisans à vouloir te piquer quelques forins (la monnaie hein, pas les mecs de la foire du Trône) qui m’a un peu déçu voir « saoulé » au bout de quelques jours.

    Bref, au sortir de ce WE Hongrois, je ne trouve pas d’autre élément que les bains qui me pousserait à recommander la ville à un tiers :/

  • 8
    21 mars 2011 - 17 h 23 min | Permalink

    @Nekkonezumi : Je suis en froid avec les potages chauds hongrois.

    @Loic : J’ai eu la même impression ! Sauf que moi, on n’a pas cherché à me tirer de l’argent :)

  • 9
    Plouf
    4 avril 2011 - 16 h 25 min | Permalink

    Un premier voyage dans l’ex-URSS communiste post-Gorbatchev ?
    La Hongrie n’a jamais fait partie de l’URSS.
    Oui, je sais, vous vouliez dire bloc socialiste.
    C’est pareil après tout, pas vrai ?

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