Archive | mai, 2011

Aller à Roland-Garros, ça te dit ?

Nous voilà entrés dans les deux mois les plus horribles pour la blogosphère. Mai-juin, à l’heure où l’on se réjouit tous des ponts qui enjambent nos demi-semaines de boulot (enfin, pour cette année, c’est râpé) et où le soleil tape aux carreaux dès les 6h42 du matin, commence la grande maturation des melons. Pas ceux de Cavaillon, ceux de la blogosphère. Festival de Cannes x Roland-Garros, le combo magique de l’attention twitpic, du « qui en est ? », du hashtag moutonnier, perdu entre les jalousies aigries et la candeur.

Alors que bon, Roland-Garros, ça n’a d’intérêt que dans la dernière semaine, on est bien d’accord ? La première semaine, sur ton court n°14, tu es juste bien heureux de ne pas avoir une tribune massive en face de toi qui gâcherait le bronzage rase-mottes du soleil de fin de journée. Car, contrairement au football, le tennis permet au moins de se ventiler le visage et de bronzer uniformément des deux joues. Sauf si tu es placé derrière un joueur : là, tu ne bronzes uniformément que du front et du dessous du menton. C’est la conclusion à laquelle je suis arrivé à force d’aller aux quatre vents qui soulèvent la terre battue.

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Le pied beau

Les séries américaines auront eu raison de nos habitudes vestimentaires. Depuis Friends, pas un seul acteur de série n’a jamais enlevé ses chaussures quand il rentrait chez lui, nous décomplexant par conséquent de ramener sur nos parquets à points de Hongrie (enfin, perso, le mien arbore des points issus de Bucarest, mais je respecte profondément les possesseurs de lino) toutes les merdes en provenance du quartier.

ET SURTOUT, elles ont décomplexé les voisins du dessus de gambader sur talons et talonnettes de 8h30 du matin à 23h30, week-end compris. Je sais bien qu’on est tous le voisin du dessus de quelqu’un, mais présentement, j’habite à l’entresol et je reçois toutes les deux semaines des escadrons d’Allemands chaussés de bottes de combat (c’est pas possible autrement, vu le boucan qu’ils font avec leur pied), sans pouvoir reporter ma rage sur les voisins du dessous, puisque c’est un studio de (mauvaise) musique.

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Rock à Madour

Eh ouais, ça fait quasiment un mois que je ne suis pas passé par ici, mais je dois vous l’avouer, je suis un peu sous l’eau en ce moment, comme Ben Laden…

Autant vous dire que cette escapade à Rocamadour m’a fait le plus grand bien, même si enchaîner 10 heures de train sur un aller-retour Paris-Brive est un vrai purgatoire. Bref, j’avais pour l’occasion revêtu ma chemise à carreaux by Bérengère Claire plus des Converse noires. En arpentant les la rue du village, on aurait dit Pete Doherty perdu en plein Périgord Dauphiné Cantal (c’est où Rocamadour, déjà ?)

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