Archive | novembre, 2011

Wishlist

Sans doute êtes-vous comme moi, à ne pas vous être remis une fois adulte du trauma enfantin des magasins de prêt-à-porter, de décoration et d’ameublement remplis de caddies filant en rase-mottes et de foules marchant en bataillons un samedi après-midi (le monde est toujours plus cataclysmique quand on culmine à moins d’un mètre sous la toise).

Et donc, vous flânez et chinez au hasard des e-shops, que ce soit pour acheter une table basse ou des céréales, afin de vous éviter des bouffées d’agoraphobie ou des envies de meurtre de masse. Je suis aussi de cette race.

Mais jusqu’à présent, quand je tombais au hasard d’un lien sur un article bougrement intéressant, je n’avais qu’une alternative : ou bien je cliquais sur checkout si mon compte le permettait, ou bien je remisais l’achat à plus tard. Sauf que, n’ayant pas de système potable pour conserver mes liens et y accéder facilement, je finissais fatalement par les oublier aux tréfonds de ma mémoire.

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Albin Holmqvist

Avec dix mois de retard, autant dire un anathème aux pays des Internets, je découvre le travail d’Albin Holmqvist (rien à voir avec les tronçonneuses), un directeur artistique venu tout droit de Suède et qui joue à merveille avec les typos et les illustrations. Comme je suis d’humeur à aimer les polices en ce moment, je vous laisse avec quelques-uns de ses travaux, et notamment certains spots réalisés pour un organisme d’échanges linguistiques, qui retranscrivent toute la poésie des plus grandes capitales européennes dans un délire arty et rétro au montage super léché.

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Braquo, ou la sagesse de souscrire une assurance

Je croyais qu’il y avait des histoires qui n’arrivaient qu’à d’autres.

Pendant 5 ans, je me suis baladé insouciant dans Paris, j’ai utilisé mon iPhone dans le métro sans faire attention à qui rôdait aux alentours, je ne prenais pas d’assurances pour aucune de mes affaires précieuses et je me disais que je n’étais vraiment pas le genre à me faire agresser. Faut dire que dans la criminalité dans le Marais est un concept inconnu.

Et puis, ce week-end, j’ai décidé de changer de téléphone.

Et c’est quand la vendeuse, tout à son professionnalisme, m’a proposé une assurance, que je me suis interrogé sur ma négligence pas encore coupable jusque là. Mais quoi ? A quoi sert aujourd’hui de prendre une assurance pour son précieux mobile quand les opérateurs te demandent une preuve dûment certifiée de coups et blessures pour te faire rembourser ? Qui aujourd’hui se risquerait à s’agripper à son portable si c’est pour se faire péter le bras ou se prendre un coup de canif ? Folie. Oui, mais là, on me proposait une assurance plus chère, mais qui couvre mieux en cas de vol. J’ai dit banco, il est temps de redevenir sérieux (retenez bien ce point pour la suite).

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