Aller à Roland-Garros, ça te dit ?

Nous voilà entrés dans les deux mois les plus horribles pour la blogosphère. Mai-juin, à l’heure où l’on se réjouit tous des ponts qui enjambent nos demi-semaines de boulot (enfin, pour cette année, c’est râpé) et où le soleil tape aux carreaux dès les 6h42 du matin, commence la grande maturation des melons. Pas ceux de Cavaillon, ceux de la blogosphère. Festival de Cannes x Roland-Garros, le combo magique de l’attention twitpic, du « qui en est ? », du hashtag moutonnier, perdu entre les jalousies aigries et la candeur.
Alors que bon, Roland-Garros, ça n’a d’intérêt que dans la dernière semaine, on est bien d’accord ? La première semaine, sur ton court n°14, tu es juste bien heureux de ne pas avoir une tribune massive en face de toi qui gâcherait le bronzage rase-mottes du soleil de fin de journée. Car, contrairement au football, le tennis permet au moins de se ventiler le visage et de bronzer uniformément des deux joues. Sauf si tu es placé derrière un joueur : là, tu ne bronzes uniformément que du front et du dessous du menton. C’est la conclusion à laquelle je suis arrivé à force d’aller aux quatre vents qui soulèvent la terre battue.








