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Sélection de Noël – Livres

J-10, final countdown. C’est peu, mais c’est encore beaucoup. Vous qui êtes un stressé du grand magasin, un agoraphobe de la Nativité, un angoissé de la période de Noël, rassurez-vous. A J-10, on peut encore faire ses emplettes sur les Internets et être livré à temps. Encore faut-il savoir ce que l’on compte offrir, et c’est jamais facile. Pas de panique, Monsieur Hubert est là pour vous insuffler l’inspiration par les bronches et le porte-monnaie. Aujourd’hui, on tape dans la valeur sûre : le livre.

LE LIVRE POUR FAIRE PLAISIR

1) Paris pour les hommes, de Thierry Germain (Éd. du Chêne, 17,90€)
Je commençais à en désespérer qu’il existe un My Little Paris pour les hommes, où des hommes transmettent à d’autres hommes le plaisir des bons plans et des gaîtés de la vie : le meilleur zinc pour boire le noir dès potron-minet, les meilleurs spots pour observer les jambes longilignes et dénudées des Parisiennes à l’orée du printemps, l’itinéraire idéal pour avaler ses bornes de jogging sans croiser une voiture et sans se manger les dénivelés des Buttes-Chaumont… Autant de bouches-à-oreille d’un Paris qui se dévoile petit à petit, servis par des textes au poil et de bonnes adresses. Je regrette simplement que l’auteur ne sorte quasiment jamais des arrondissements à un chiffre et fossilise son lecteur dans l’archétype du quadra qui fume le cigare, lit GQ et porte costume.

A offrir à : un amoureux de Paris, à son père, à son grand frère, à son beau-frère… En tout cas à quelqu’un qui apprécie les bonnes choses, car ce livre n’est pas une éducation au (bon) goût, mais un condensé de bonnes adresses.

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Dessine-moi un Parisien

C’est quoi un Parisien, en fait ?

Non, déconne pas, range ta copie double, c’était pas un sujet de dissert’. Mais c’est une question que je me pose depuis longtemps. Si on laisse la Province s’exprimer (soyez en fiers, gens au-delà du périph), le Parisien est un être extrêmement arrogant, snob, nombriliste, peu souriant (pas bien), mais en même temps branché, chic, voire cultivé (ça c’est bien). C’est pas moi qui le dis, c’est le CSA.

Auras-tu deviné, Barnabé ? Oui voilà : on déteste et on adore le Parisien, ça devient une figure de sociologie, je dirais même que le Parisien est le bouc émissaire de l’échec de l’aménagement du territoire (Eugène Claudius-Petit je crie ton nom. Blaireau).

Alors qu’en fait, c’est quoi un Parisien ? Juste un type assez con pour payer son café 2€30 en salle, son loyer 30% plus cher qu’en province avec juste 90% d’espace vert en moins, et qui dépense les trois-quarts de son budget dans des achats aussi compulsifs qu’idiots car vu les prix de l’immobilier, il ne songera à épargner pour investir dans la pierre qu’à partir du moment où il se sera fait à l’idée que oui, un jour, il devra habiter ailleurs qu’à Paris. Et vous savez comme moi qu’une thérapie de ce genre dure au moins 10 ans. Continuer la lecture…

Inrocks 2.0

les inrocks nouvelle formule

Voici quelques semaines de ça (je commence souvent mes billets de cette manière en ce moment, c’est étrange), je suis allé à la soirée de lancement de la nouvelle formule des Inrocks. Ceux qui y sont allés riront sous cape à l’évocation du mot de « soirée », car c’est plus d’un passage éclair qu’il s’agit.

Pour les autres, sachez que je ne suis pas du genre à dauber sur une soirée à laquelle j’ai été invité. On a beau avoir les chevilles qui rentrent plus dans nos Bogart Joseph Fenestrier, il faut se rappeler que sans nos blogs, on ne vivrait pas tout ce qui nous est donné de vivre actuellement. Ceci étant, quand on invite des gens à une soirée, on essaie de faire en sorte qu’ils ne passeront pas un mauvais moment. En résumé, le lieu n’était pas adapté pour recevoir un show rock avec autant de monde. Voler les bouteilles au bar et se recevoir dans les oreilles de l’acoustique altérée était le dur lot de cette soirée.

Mais trêve de médisances. Il s’agissait de présenter la nouvelle maquette des Inrocks, qui se veut moins culture et plus info. Je conçois la non-pertinence de te donner un avis qui date d’il y a deux numéros, mais il faudra t’en contenter.

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