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Braquo, ou la sagesse de souscrire une assurance

Je croyais qu’il y avait des histoires qui n’arrivaient qu’à d’autres.

Pendant 5 ans, je me suis baladé insouciant dans Paris, j’ai utilisé mon iPhone dans le métro sans faire attention à qui rôdait aux alentours, je ne prenais pas d’assurances pour aucune de mes affaires précieuses et je me disais que je n’étais vraiment pas le genre à me faire agresser. Faut dire que dans la criminalité dans le Marais est un concept inconnu.

Et puis, ce week-end, j’ai décidé de changer de téléphone.

Et c’est quand la vendeuse, tout à son professionnalisme, m’a proposé une assurance, que je me suis interrogé sur ma négligence pas encore coupable jusque là. Mais quoi ? A quoi sert aujourd’hui de prendre une assurance pour son précieux mobile quand les opérateurs te demandent une preuve dûment certifiée de coups et blessures pour te faire rembourser ? Qui aujourd’hui se risquerait à s’agripper à son portable si c’est pour se faire péter le bras ou se prendre un coup de canif ? Folie. Oui, mais là, on me proposait une assurance plus chère, mais qui couvre mieux en cas de vol. J’ai dit banco, il est temps de redevenir sérieux (retenez bien ce point pour la suite).

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Lâche ton run

Les glands,

La semaine dernière, je me suis retrouvé sur les pavés mouillés de Beaubourg sous une fine pluie nocturne. N’allez pas croire que j’étais là en plein shooting arty (quoique).

Non, j’étais là pour « lâcher un run ». En clair, j’allais courir.

Oh, pas grand chose, vous savez. Vingt minutes de cavale dans les rues de Paris sur un parcours semi-imposé, en groupe de 4, sans autre but que de courir. Ah si, il fallait prendre des photos, beaucoup de photos, spontanées (donc floues, mal cadrées, et sans grand souci de la pertinence du visuel shooté), et de revenir au point de départ avec tout plein de clichés.

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Rue du temps suspendu

Les copains, aujourd’hui on va encore reparler boulot. Je sais, ça vire limite à la névrose obsessionnelle ce truc, mais je crois que c’est l’effet no holiday qui commence à me taper sur l’occiput. Enfin.

Dans la rue où je travaille, il y a un magasin très étrange. Une sorte d’échoppe 40′s, à l’époque où ils connaissaient pas les vitrines minimalistes genre Sonia Rykiel. Non, à l’époque ils peignaient directement ce qu’ils vendaient sur le mur. Comme ça c’était plus simple : si tu voulais diversifier ta marchandise, tu pouvais pas, ou alors fallait te coltiner l’effacement et le rafraîchissement du pinceau. Une boutique tout le temps fermée, spécialisée dans des alcools que presque plus personne ne boit, donc que plus personne n’achète. Ils sont tellement plus du tout up-to-date que le numéro de téléphone est encore à 8 chiffres.

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