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Manichéismes

En ce moment, j’ai du temps pour réfléchir car j’ai arrêté mon abonnement à GQ (comment ça il n’y a pas de rapport). Et j’en suis venu à me dire que le diable, qui s’habille en Prada, se nichant dans les détails, des trucs aussi débiles que la façon de découvrir un livre ou la technique de déchirement d’un papier-cadeau pourrait bien contribuer à l’approfondissement du Savoir Inutile, ma lutte, mon combat de toute ma vie.

Tiens, par exemple, l’orientation du papier toilette. Est-ce que comme moi vous préférez le dérouler par la face avant, ou par la face arrière ? Question triviale en apparence, mais depuis que j’ai appris qu’il y avait des travaux sociologiques sur la question, je regarde mon triple couche rose d’un autre œil. Qu’est-ce qui peut bien nous conditionner à le dérouler par la face avant ou, pire encore, par la face arrière ? Et est-ce que c’est vraiment une simple question d’habitude, voire de hasard ? Ça se trouve, il y a de la psychologie comportementale derrière. Ma théorie, c’est que ceux qui le déroulent par l’arrière ne sont pas des esthètes (sérieusement, non seulement c’est blanc-rosé comme un cochon albinos, mais en plus ça rape. Comme Bernard (Bernard Rapp)).

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Le séminaire d’entreprise

Cauchemar ou cauchemar (que celui qui a déjà aimé un séminaire d’entreprise se manifeste en commentaires pour lapidation immédiate) du salarié moderne, le séminaire d’entreprise, c’est comme le rappel du DT Polio : on aimerait que ça n’arrive que tous les dix ans. En attendant, et aussi parce que j’en ai subi un vendredi dernier, voici les sociotypes du salarié en séminaire.

La stagiaire. Que serait un séminaire d’entreprise sans stagiaire ? Assurément un raout fadasse entre collègues qui se côtoient déjà trop. La stagiaire apporte cette touche de fraîcheur qui accélère les particules, surtout masculines, en fin de soirée. A partir de d’une heure du matin, heure maudite, c’est la stagiaire qui permet à la soirée de continuer jusqu’à une heure encore plus avancée. Grisés par l’alcool, tout le petit monde rôde autour de la chair innocente en espérant bien scorer sans encombres : ce sont des victimes éphémères.

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Les antibiotiques, c’est pas automatique

antibiotiques

Y’a quelques temps, on m’a invité à découvrir la dernière version de l’antivirus Norton ainsi qu’une grande enquête sur le comportement des Français face à la cybercriminalité. J’y ai répondu favorablement, mais non pas pour les beaux yeux du produit. Étant dorénavant un fervent utilisateur du Macbook, et n’étant pas du genre à cliquer sur des liens douteux, je développe une espèce d’immunité face au virus informatique. Et malgré l’assurance du monsieur à nous dire que la menace place même sur les sites à très fort trafic qu’on croit sécurisés, je n’ai pas vraiment été convaincu qu’on puisse me faire des misères (genre, piloter ce blog à distance) si je surfe sur Le Monde.

Entendons-nous bien. Norton peut être utile pour tout un tas de personnes peu à l’aise avec le vilain monde de l’Internet, et qui s’imaginent que ce qui est payant est de qualité. Mais en matière de protection antivirale, prudence, jugeotte et antivirus gratuit suffisent à juguler l’extrême majorité des cas. Pour le reste, à chacun d’accepter ou non de vivre avec une part de risque — mesuré.

Bref, disais-je, je m’y suis rendu pour écouter ce fameux rapport qui promettait de la sociologie inside. Eh bien J’AI ÉTÉ GÂTÉ.

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