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Surface to Air – Collection printemps-été 2012

Oh les beaux jours ! Ils sont encore un peu loin, malgré le redoux, mais on les attend de pied ferme, ces enfoirés. Ouais, sauf à la montagne, le froid est un concept totalement superflu à l’univers urbain, à un point tel que je préfèrerais rester à 7 de moyenne sur Airparif de janvier à mars plutôt que de perdre 5 degrés au thermomètre. On n’aurait pas idée de déambuler en moonboots boulevard Voltaire, non ?

En attendant le sirocco et de faire honneur à la France qui glande sur son transat à Sainte-Maxime, voilà un aperçu de rayon de soleil avec le teaser de collection printemps-été 2012 de Surface to Air. Un clip plein de couvertures crème, de peaux cuivrées, de maisons à pierre blanche et de ciel sans nuage. Comment ça ce n’est pas ça qu’il fallait regarder ?

Vous avez raison. Les yeux aguerris y apercevront un téton mutin, des vallonnements de hanches à la Jessica Rabbit, des culottes en dentelle et des roucoulades dans l’herbe foulée. Oui, encore cette année, l’été sera chaud (dans tout ce que vous voulez d’ailleurs, cela ne me regarde pas).

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Chelsea boots

J’ai acheté ma première paire de Chelsea boots.

Ça peut paraître étrange et banal comme entrée en matière, mais il faut que vous vous rendiez compte de tout le soulagement qu’il y a derrière cette affirmation.

La paire de Chelsea boots, c’est la haute voltige de la chaussure masculine. Pour trouver un modèle orthodoxe, c’est-à-dire en cuir lisse, serré aux chevilles, à bout rond et au talon ni trop haut pour ne pas virer santiag, ni trop plat pour ne pas virer poulaine, en semelle cuir et qui taille parfaitement (ce détail a son importance dans la suite de l’histoire), j’ai dû écumer des dizaines et des dizaines de modèles.

Jusqu’à trouver le Graal, avec cette paire de Chelsea boots de chez John Spencer. Sobres, avec un cuir suffisamment rigide pour ne pas plisser en accordéon après deux ports, montées sur un cousu Goodyear pour plus de solidité et de tenue dans le temps. Mais elle m’aura forcé à comprendre les mille points de détail qui font qu’une chaussure est parfaite, ou au moins sans défaut.

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A chacun son obsession

Est-on tant que ça influencés par la mode, ou il persiste encore des îlots de résistance où, même si le ringard et le kitsch nous guettent, on s’y jette quand même par goût ?

Je veux dire, j’ai beau lire 20 fois qu’il faut absolument porter du rouille et du moutarde cet hiver, qu’un chino est plus socialement acceptable lorsqu’il est feu de plancher et roulotté, et qu’une barbe ne peut désormais dignement s’appeler barbe qu’à partir d’un centimètre de poils, bien touffus si possible, j’ai l’impression de garder, mine de rien, des obsessions de collectionneur ou de psychorigide (bon, le fait est que je fais carton plein sur les trois éléments sus-cités).

Pour certains, ce sont les marinières, pour d’autres les montres à bracelet métallique, pour d’autres encore les pulls-gris-souris-avec-moins-de-quinze-pour-cents-de-fibres-synthétiques. Serge Gainsbourg achetait les Repetto Zizi blanches par douzaines ; Steve Jobs les sous-pulls en lycra noir par palettes. Autant de petits détails dans lesquels chacun trouve son élégance personnelle.

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