Drive

Je sais qu’inconsciemment je continue de participer à la ryangoslinguisation des esprits en faisant une énième référence à ce film qui, malgré le grand frisson des jeunes journalistes en fleurs dans toutes les rédactions des magazines féminins, n’a pas eu la destinée cinématographique qu’il aurait sans doute espéré. Le palmarès des Oscars de cette année suffit à le prouver.
Toutefois, j’ai quand même l’impression qu’en ce moment, la conduite redevient vintage, comme au temps de Brett Sinclair et de Danny Wide. Et vas-y que ça s’achète des gants de conduite, et vas-y qu’on aime rouler dans des Ford GT et retrouver l’ivresse des circuits dans des baquets de Super 5 jusqu’au petit jour. Assez curieux de voir comment un secteur aussi innovant que l’automobile arrive quand même à générer un certain plaisir de la conduite en sepia et en sous-pull lycra.
C’est sur ces considérations que je vous entretiens qu’il y a quelques semaines, grâce à l’une des meilleures meufs de Paris, je suis allé traîner mes guêtres du côté de Chaillot (cette phrase ne sert juste qu’à user abusivement des accents circonflexes) pour aller mater la dernière collection d’Alain Figaret pour Les 24 heures du Mans. Alain Figaret, qui d’ordinaire habille et encravate les businessmen, était déjà partenaire de la course Le Mans classic, (vous savez, la course de caisses vintage qui se tient depuis dix ans, comme quoi j’invente rien).






