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Hôtel Trianon Palace S02E01

Le week-end dernier, je suis allé au Trianon Palace.

J’y étais déjà allé l’an passé, pour m’encanailler un week-end hors de Paris. Cette fois-ci, c’était moins par découverte que pour le plaisir de retrouver un lieu, un hôtel, et des habitudes : le chemin de croix dans les rues de Versailles, qui ne se sont toujours pas dotées d’abris anti-vent (mais comment le château de Versailles a-t-il fait pour ne pas s’écrouler depuis tout ce temps ?), le check-in tout plein de salutations et de courbettes, la première fois qu’on pose le week-end bag sur le lit, le chocolat Valrhona dans le patio, le room service…

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Les planches

Des billets de train achetés la veille, une chambre d’hôtel réservée en urgence entre deux coups de téléphone. Un sac préparé à la hâte un vendredi soir avec le strict essentiel. Un pull Monsieur Lacenaire à grosses mailles, forcément. Une écharpe tricotée main de deux mètres quatre-vingts qui t’engloutit tout entier, obligé. Un jean raw Acne que j’emmène se faire violenter par le vent et le sable, le grand air. Une tenue tout-terrain pour l’air marin, une tenue du soir pour la nuit tombée. On part voir la mer.

Les clés dans la porte, l’immeuble qui dort, le métro qui grince à vide, la gare Saint-Lazare qui fourmille déjà et l’odeur industrielle des croissanteries en bout de quai qui s’infiltre partout. On part voir la mer.

Deux heures, des croissants et un Nouvel Obs, une nuit à finir contre la fenêtre glacée d’un Train Corail. A l’Ouest, le soleil est déjà levé, il nous attend. On part voir la mer.

Le long du port, des goélands gras comme des moines — peut-être du même gang que Jefferson — accompagnent du regard les cabas chargés d’huîtres et de bulots des plaisanciers venus se ravitailler à la criée. Pas de doute, on part voir la mer.

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Rock à Madour

Eh ouais, ça fait quasiment un mois que je ne suis pas passé par ici, mais je dois vous l’avouer, je suis un peu sous l’eau en ce moment, comme Ben Laden…

Autant vous dire que cette escapade à Rocamadour m’a fait le plus grand bien, même si enchaîner 10 heures de train sur un aller-retour Paris-Brive est un vrai purgatoire. Bref, j’avais pour l’occasion revêtu ma chemise à carreaux by Bérengère Claire plus des Converse noires. En arpentant les la rue du village, on aurait dit Pete Doherty perdu en plein Périgord Dauphiné Cantal (c’est où Rocamadour, déjà ?)

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