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Braquo, la série qui te tient en respect

Resalut les bleus,

Souvenez-vous quand, l’œil humecté de liquide lacrimal, vous pleuriez l’arrêt de Julie Lescaut et de Navarro. Plus d’enquêtes franchouillardes, plus de déjeûners chez Ginou, plus de commissariats over US avec gendarmes et cellules de dégrisement aussi cheap qu’un B&B moldave. Le paysage de la série policière façon Pinot, simple flic a complètement perdu de sa superbe depuis que Mouss Diouf est dans le coma et que Filip Nikolic, premier archétype du beau flic en cuir, a mouru.

Mais réjouis-toi et arrête de chialer sur ton TéléStar !

Oui, car ce soir, sur Canal+, il y a le premier épisode de Braquo, la nouvelle série policière d’Olivier Marchal. En fait, c’est plus compliqué : Braquo, c’est au format série, mais ça se passe sur la chaîne cinéma, avec des réalisateurs de cinéma (Marchal, Schoendoerffer), avec des acteurs de cinéma (Anglade, Duvauchelle), un budget et des techniques de cinéma (35mm). Fouya, c’est tordu !

L’intrigue aussi : ici, pas de flics en pantalons à pinces, pas de gentil monde de la droiture. Les flics sont noirs dedans (et noirs dehors aussi, le conseiller stylistique est Bill de Tokio Hotel), ils sombrent dans le chaos, surfument, boivent, se droguent… Mais que fait la police ???

Ah pour ça, c’est pas pour les chochottes, la série : première scène, et y’a déjà un stylo qui crève un œil. Et la suite sera du même accabit : interrogatoires musclés, fusillades, meurtres, tortures, et scènes über glauques… On s’approche du modèle The Shield ! Si t’as aimé Mary Poppins, tu auras du mal à apprécier cette fable buccolique sur la police française.

Résumé de l’épisode de ce soir

Suite à la condamnation injuste pour viol de leur chef de troupe, 4 flics vont tourner le dos à l’IGS, à l’administration, aux règles  et à leurs illusions pour virer bad cops. Leur nouvelle vie est à base de fric, de sueur, de sang, et de shoots (pan-pan, coke, alcool, adrénaline).

Pour l’occasion, Braquo s’est offert un plan pub original en braquant YouTube. Veuillez trouver ci-dessous la vidéo qui le prouve.

On résume

Lundi 12 octobre à 20h45
Sur Canal+

Le théorème de Confessions Intimes

Madame, Monsieur, bonsoir,

Ah ! les émissions de docu-réalité à fond de sauce sociologique (dans la nouvelle gamme Knorr, après le fonds de veau et le fonds de poisson). S’il y en a bien une qui sort du lot, c’est Confessions Intimes. Confessions Intimes, c’est un peu l’émission de Mireille Dumas, mais version prolo (elle tape que dans la star de série B, Mireille) : si t’as pas fait de téléréalité, que t’as pas cru à une éphémère carrière musicale en sortant un single (vestige) dans les années 80, ou si ton dernier rôle au cinéma ne remonte pas à un four français de 2005, tu n’as pas ta place chez Mireille. Et si ton nom est complètement inconnu, c’est TF1 qui t’accueille à bras ouverts.

A l’heure où le trou de la Sécu s’agrandit plus vite que celui de Paris Hilton, Confessions Intimes offre à tous les désespérés de la life une psychanalyse cathodique grandeur nature. Je veux être une star mais j’y arrive pas : le divan. Je pique des crises à cause que mon fils adolescent est un bon à rien qui fume : le divan. Mon mari a le démon de midi : le divan. Sympa, monsieur Bouygues ! te dis-tu ? Que tu crois.

A force de regarder cette émission, j’ai repéré quelques traits assez chelous de la régularité, un peu genre à chaque fois que tu testes ça marche. Du coup, j’ambitionne de devenir le Bertrand Renard de la téléréalité, aka le IT mathématicien des années Casio, avec ce super théorème :

Théorème 1 : Si à Confessions Intimes, un sujet passe sur le démon de midi dans le couple, alors le couple vient forcément de la Côte d’Azur.

Théorème 1 bis (merci à Izzie Mamour) : Si dans Confessions Intimes, un couple se pourrit c’est toujours de la faute de la femme qui est hystérique, parle comme une charretière et ne prend pas soin d’elle. Ce n’est jamais parce que monsieur a pris du bide ou a du poil qui sort du nez

Théorème 2 : Si à Confessions Intimes, un sujet passe sur les adolescents difficiles, alors c’est soit dans l’est (Metz-Nancy), soit dans le sud (Montpellier-Narbonne-Nîmes)

Théorème 2 bis : Dans ce cas, l’adolescent en question a 17 ans (toujours) et s’appelle Jordan, Jonathan, Anthony ou Kévin.

Théorème 3 : Si à Confessions Intimes, un sujet passe sur les stars de Prisunic qui veulent monter les marches, alors elles habitent dans la région parisienne.

Théorème d’ensemble : Tous les participants de Confessions Intimes ont un intérieur hideux à base de tentures, de canapé low cost, de sol carrelé dans le salon. Ils portent sur au moins un plan du reportage un t-shirt destiné au couchage et des claquettes. La femme a sur au moins un plan du reportage le cheveu gras.

Le compte est bon.

[Note de service : Désolé les amis, en ce moment j'ai des difficultés à être très régulier, et notamment sur l'Elégance Academy, à cause que je suis surchargé de boulot. Please give me the absolution, et j'irai brûler 3 cierges à Saint-Wikio (il a intérêt à me garder en odeur de sainteté celui-là). En vous remerciant]

Pourquoi on aime tous L’Amour est dans le Pré

Je ne pensais pas que l’été, avec son rosé, son soleil, ses cigales et sa végétation toute sèche pouvait apporter son paquet de larmes.

L’Amour est dans le Pré, ça finit la semaine prochaine, quoi ! Je ne sais pas si vous vous rendez compte ! Avant le 15 août, date fatidique à laquelle tous les jeunes cadres dynamiques de la blogoboule que nous sommes vont se faire griller la peau avec des apéro brochettes tomates-mozza. A part Voici, Public et Closer, qu’allons-nous avoir à nous mettre sous la dent ?

On y avait pris goût, à leur histoire de The Simple Life dans le Larzac, façon moins bimbo et un peu plus romantico-glamour.

Lundi soir, alors que Mélanie larguait Denis qui avait mis son string à l’envers, que Norbert voulait épouser Guylaine au Portugal (lol), et que Cécile criait famine dans sa culotte, je fus surpris par le teasing de l’épisode final de la semaine prochaine. Quoi ?! Déjà la fin ? Ils se retrouvent tous autour d’une table deux mois après pour évoquer la suite ? D’ailleurs, j’ai jubilé : avec Rosalie, j’ai parié que Christophe larguerait Marilyn, car il fallait obligatoirement une histoire avec suspens et tiroirs rocambolesques pour pimenter le tout. Et apparemment, je ne suis pas loin d’avoir raison…

Alors, avec la déception des bonnes choses qui ont une amère fin, je me suis demandé pourquoi on aimait tous l’Amour est dans le Pré, même que certains en font des live-tweets rituels. Il faut bien avouer qu’au début, on regarde tous ça en se pourléchant les babines pour plusieurs raisons :

  1. Les agriculteurs sont gauches et maladroits, et leurs techniques de drague sont quand même approximatives.
  2. Les candidats à l’accouplement sont tellement désespérés que c’est un bonheur de les voir parler mariage et installation au bout d’une semaine !
  3. La déco intérieure des maisons est… so Philippe Starck
  4. Le choc culturel ville-campagne occasionne toujours des situations à mourir de rire

Ah ça oui, au début on regarde ADP avec un brin de snobisme un peu parisianiste, avouons-le. Et puis, au fil des épisodes, on se laisse quand même attendrir. C’est vraiment autre chose que Secret Story :

Denis et Mélanie. Sont-y pas mignons ces deux-là ? Denis, qui avait l’air soumis et maladroit quand ses deux prétendantes étaient chez lui… D’un coup, il s’est réveillé en foutant virilement dehors la « grosse Belge » qui pleurnichait parce qu’on ne voulait pas goûter son tajine. L’exemple parfait du trio amoureux de choc : la Belge aime Denis, qui aime Mélanie, qui ne l’aime pas… Alors Denis s’accroche à Mélanie, qui se fout royalement de lui mais ne le lui dis pas… jusqu’à l’épisode d’hier, où devant un plateau de fruits de mer c’est l’engueulade fatale. Et là, on l’apprécie vraiment, Denis, dans cet accès de sincérité : l’œil larmoyant, la parole juste et vraie, criante de vérité sur la difficulté de trouver l’amour dans certaines situations…

Norbert et Guylaine. Eux, l’amour, ils l’ont trouvé dès la première seconde. Avec sa demi-moustache et leur calvitie commune, ils étaient faits pour être ensemble. Je me suis très vite pris de sympathie pour leur romantisme un peu old school : la femme soumise qui fait la cuisine et revendique sa position de femme au foyer docile, le côté chaste des nuits en chambre à part (alors qu’ils doivent avoir une sacrée dalle). Mais j’ai quand même été outré ! M6 a OSÉ couper le fameux « Ferme ton bec » du bowling ! Mince, quoi !

Hier, Norbert a joué au foot avec le petit de Guylaine avant de lui proposer le mariage au Portugal. On a beau dire, mais c’est quand même très touchant toute cette simplicité…

Jean-Paul et Cécile. Le couple un poil improbable, qui s’est déclaré tout à la fin. Un couple un peu fade d’ailleurs : il est lisse, elle est passe-partout… Mais depuis hier, Cécile a l’air sacrément chaudasse, dis donc ! Ça a commencé avec cette histoire de chatte (no offense) en chaleur, précision fort utile comme tu t’en doutes. Et puis au restau, c’est quoi cette histoire de serviette à replacer toutes les 30 secondes pendant qu’elle lui tripote la cuisse ??

Marylin et Christophe. Ah que c’était drôle quand Michel était là. Michel, c’était le mec vraiment gentil mais complètement boulet. Humour approximatif (« Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat », dit-il en tenant dans la main… un avocat), grosse tendance à ne pas comprendre que fille qui te fait la gueule = c’est mort pour toi, et surtout, parasite sur la fin : il reste alors que Marylin choisit Christophe !

Depuis qu’il n’y a plus Michou, c’est franchement l’ennui, ces deux-là. Vivement quer Christophe largue Marylin et ses tatouages de camionneuse la semaine prochaine !

Fabien et Charline. Depuis hier, avec Denis et Norbert, ceux-là sont aussi très chou. Depuis le début, c’est une histoire pourtant vouée à l’échec : Fabien (dont la déco intérieure est la plus trendy et arty-chic de toutes) choisit Charline parce qu’elle lui rappelle son ex qui s’appelait… Charline ! L’amour par procuration, sel du programme ! Et puis, Charline est tellement fade, timide et introvertie, qu’elle se laisse bercer sans même se demander s’il lui plaît…

Le plus dingue, c’est cette attirance subite alors qu’ils ne se parlent pas ! Hier soir, lors de leur dîner, on se serait crus dans un couvent de bonnes sœurs : le seul bruit qu’on entendait, c’était celui des fourchettes et du « chomp chomp » de leur mastication. Je me demande vraiment comment ils vont pouvoir vivre une histoire d’amour…

Heureusement, hier, j’avais de quoi me réjouir : Mon Incroyable Fiancé 2 est lancé depuis une semaine. Là, c’est sûr, sur TF1, ça va vraiment me changer…