Les sons de Monsieur Hubert #4

Nous y voilà. Cela faisait 4 semaines que je vous avais laissés sans musique, il fallait y remédier. Dans ma besace ce mois-ci, je vous apporte plein de nouveautés acoustiques de derrière les fagots. La playlist du mois démarre avec les lignes de piano d’Electric Guest, que certains d’entre vous ont entendu lors d’un récent coming next du Grand Journal, et se poursuit tout en mélodie jusqu’à la dernière mixtape d’Hodgy Beats des Odd Future. Là, patatras, on bifurque tout en jazz avec le dernier titre de Norah Jones, et on retombe tout en douceur sur les notes douces du remix de Fredrika Stahl par DATA.

Et, comme oui, ça y est, le printemps commence à arriver et qu’on a configuré 50 alertes sur les comparateurs de vol, on se prend à rêver de San Francisco.

En attendant, moi je pars à Londres. A mardi !

Lire la suite…

Sociologie des sociologues de comptoir

Dimanche, j’allais gaiement bruncher au marché des Enfants Rouges, et je me suis retrouvé plongé dans un tourbillon assez vertigineux.

Alors que je digérais tranquillement un brunch tout de poisson vêtu avec un café bien corsé, j’ai surpris une conversation venue de la table à côté. Je vous pose la scène : deux couples, peut-être couples dans la vraie vie. Parmi ces messieurs, l’un porte la barbe très bouclée, l’autre non. Parmi ces dames, l’une s’est sapée en ethnique-chic, sautoir, bottes à franges et ponchos vaguement apache (ou comanche, je confonds toujours), l’autre porte des lunettes surdimensionnées, du genre à s’appeler Yseult et à bosser chez Lancôme. Vous rajoutez un iPhone 4 pour la modernité et un téléphone portable du dernier cri en 1998 pour le côté nono, et deux Vogues entre les doigts de ces demoiselles, et je pense que voilà une vue assez fidèle d’une table à Paris un dimanche après-midi.

Or donc, alors que mon esprit vagabondait au milieu des volute de café, j’ai surpris une conversation assez intéressante, dont je vous livre les extraits verbatim :

« Je vais sortir une statistique à la con, mais 70% de la population termine le boulot à 18 heures et se cale direct devant le Bigdil [sic] »

« Non mais il faut se rendre compte qu’aujourd’hui, la majorité des gens s’abrutissent devant leur écran de télé »

Lire la suite…

Drive

Je sais qu’inconsciemment je continue de participer à la ryangoslinguisation des esprits en faisant une énième référence à ce film qui, malgré le grand frisson des jeunes journalistes en fleurs dans toutes les rédactions des magazines féminins, n’a pas eu la destinée cinématographique qu’il aurait sans doute espéré. Le palmarès des Oscars de cette année suffit à le prouver.

Toutefois, j’ai quand même l’impression qu’en ce moment, la conduite redevient vintage, comme au temps de Brett Sinclair et de Danny Wide. Et vas-y que ça s’achète des gants de conduite, et vas-y qu’on aime rouler dans des Ford GT et retrouver l’ivresse des circuits dans des baquets de Super 5 jusqu’au petit jour. Assez curieux de voir comment un secteur aussi innovant que l’automobile arrive quand même à générer un certain plaisir de la conduite en sepia et en sous-pull lycra.

C’est sur ces considérations que je vous entretiens qu’il y a quelques semaines, grâce à l’une des meilleures meufs de Paris, je suis allé traîner mes guêtres du côté de Chaillot (cette phrase ne sert juste qu’à user abusivement des accents circonflexes) pour aller mater la dernière collection d’Alain Figaret pour Les 24 heures du Mans. Alain Figaret, qui d’ordinaire habille et encravate les businessmen, était déjà partenaire de la course Le Mans classic, (vous savez, la course de caisses vintage qui se tient depuis dix ans, comme quoi j’invente rien).

Lire la suite…