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Gagne ta paire de Faguo

faguo chocolat

Je suis, comment dire, excité comme un blaireau depuis ce matin.

Parce que, d’une, ce matin on va gagner du cadeau pas dégueulasse. Enfin t’auras une bonne raison de lire ce blog et de le conseiller à tes amis. Et parce que, de deux, dans les prochaines semaines tu vas encore gagner du cadeau pas dégueulasse, et c’est quand même la moindre des choses que de faire de l’altruisme généreux pour les autres.

Concourons à présent.

Faguo, vous vous en souvenez, je vous en ai causé. Une marque jeune, nouvelle, éco-responsable puisqu’elle plante un arbre pour une paire achetée et essaie de laisser le moins de trucs crades pour l’environnement derrière elle quand elle produit. Une marque trendy aussi : l’alliance d’un concept marketing et d’une jolie créa, ça sent bon la success story.

faguo arbre écolo

Avant de te faire gagner le modèle OAK, je l’ai essayé. Verdict : de la toile rouge pétard fin février, mois grisonnant au possible, ça chamboule vachement ton look. Comme en ce moment je suis en pleine inspiration de gris et de tartan, ça équilibre bien les couleurs. D’ailleurs, samedi midi, y’a la Mimi qui a applaudi des deux mains à la vue des chaussures et qui veut absolument les mêmes. Car, était-ce besoin de le préciser, les Faguo sont des chaussures unisexes, même s’il vaut mieux éviter d’avoir des targettes très larges quand tu es un monsieur.

faguo rouge

Je prêche pour ma paroisse, certes, mais franchement, si vous gagnez le concours, prenez les rouges, quoi. Sinon vous serez maudits jusqu’à la onzième génération, les portes du purgatoire vont s’ouvrir, vous pourrez crever pour avoir une merguez en Enfer, enfin, vous avez fait votre cathé, vous savez.

Comment gagner ? C’est simple, mais va falloir faire turbiner le cigare, les copains. Vous répondez en commentaire à la question suivante (la réponse est disponible sur le site) :

Dans quelle matière est taillé le bouton cousu sur la face extérieure de chaque chaussure ?

Pour les modalités, tu as jusqu’à mercredi 23h59, tu laisses une adresse email valide parce que Daemon Mailer est sympa, mais les conversations avec lui sont limitées. Naturellement, tu joues qu’une fois, et des fois que tu te dirais que sur Internet, on peut être anonyme tranquillou, souviens-toi que je peux consulter les adresses IP. Tirage au sort parmi les bonnes réponses par la paluche innocente et fraîchement manucurée à l’OPI de Rosalie. Je contacterai la gagnant par mail qui pourra choisir sa couleur favorite ET sa pointure (voyez comme je me démène pour vous).

Ah, et dernière chose. Si tu gagnes pas au grattage, tu pourras peut-être gagner au tirage : une paire de Faguo est mise en jeu tous les 200 fans sur leur fan page.

Maintenant, faites pas les cons et répondez bien !

Le jour où j’ai mangé des kanelbullar

La belle brochette pour les presque 44 ans de la Mimi ! Vise donc que chacun a tété de la roteuse de rouge ou de blanc.

Il y eut donc l’Alexiane, la Miqueline, l’Osmachin qui ne savait pas qu’on s’était déjà passés un coup de bigot, la Plastie qui n’a pas su déboucher un Côtes-du-Rhône au tire-bouchon pour filles, le Carpe Webem qui n’a fait rien qu’à m’insulter et qui casse les verres (c’est lui ! c’est pas moi !), la Clyne qui dort avec les poules, la Floriane qui dort avec les poules qui ont la permission de onze heures, l’Amelimelo, la Violette, le Rocknrobot, et la Manou18 qui n’aime pas la cannelle.

Car oui, j’ai pu approcher de près les kanelbullar, aka l’Arlésienne de la blogo parisienne. Et vous savez quoi ? C’est bon. Ah, et au pluriel, ça se dit kanelbull (environ).

J’ai toujours des analyses pertinentes.

Melon blogosphérique et new modesty

C’est pas le tout de jouer les snobs à la ville, il faut aussi savoir l’être derrière l’écran.

Depuis que les machins sociaux ont essaimé partout dans les journaux, jusqu’aux magazines féminins qui donnent chaque semaine l’impression d’être la poule qui est tombée sur un ver et qui caquète à qui veut l’entendre sa trouvaille (typiquement Elle), tu ne peux plus passer une journée sans en entendre parler.

Seulement, le travers des réseaux sociaux, c’est le mode gros melon que tu développes systématiquement. Ah ça, sur Twitter, y’en a qui sont champions pour nous donner de l’opé par-ci, de la VP par-là, pour transformer leur timeline en Voici version me, myself and I. Mais le phénomène n’est pas propre à Twitter, et si vous remarquez bien vos amis Facebook, il y en a toujours au moins un dont la vie doit être tellement hype vu l’activité de ses statuts : on se demande comment il fait pour être à Miami la veille et à Osaka le lendemain, mais bon.

La vantardise, c’est l’ornement chic de ceux qui s’imaginent qu’il est indispensable. On s’excuse, mais l’élégance, la distinction, elle passe avant tout par la new modesty (love you Karl), et le tuning, c’est toujours hideux, que ce soit sur Twitter, sur sa voiture, ou sur son look (sauf si vous voulez ressembler à une vamp).

En cinq points, comment appliquer la new modesty sur les réseaux sociaux :

1) Un gramme de chic n’égaye jamais un kilo de banalité. Vous connaissez la règle du caviar et de la boue. Surjouer le côté hype de sa vie est un jeu risqué. Quel intérêt de se prendre en photo avec des fringues équivalent au PIB du Nicaragua si vous habitez dans un 13m² avec un lit en mezzanine pour gagner de la place ? Pourquoi narrer la flopée d’opé auxquelles vous assistez grâce à votre blog, vos lunches-to-be avec les barons de la blogosphère si vous êtes présentement chômeur ? La tendance est un mode de vie et de consommation, pas un badge accroché au chandail.

2) Le web est une agora, pas une cour. A voir certains blogs et certains comptes Twitter, le contenu est désespérément vide, bloqué sur courant alternatif : un compte-rendu d’opé, une invitation VP, et de temps en temps un message d’excuse en forme de listes de courses pour se dédouaner d’être peu présent. « Mais que voulez-vous, j’ai fait tant de choses intéressantes ». Un peu de modestie impose de ne pas s’abaisser à solliciter les compliments flatteurs de ses lecteurs-adulateurs, mais de se remettre en question à chaque billet.

3) Démarque-toi ou passe ton tour. On ne va pas refaire le débat. Sur Internet, il y a les passeurs d’info, et ceux qui tentent modestement de produire de la valeur ajoutée. Ici, une règle : il n’y a pas de sujets du moment dont il faut parler, seulement des sujets du moment dont il faut parler et sur lesquels on a quelque chose à dire.

4) Show few, attend plenty. L’absolu du chic est de ne parler qu’au compte-gouttes de votre vie. Que représente pour vous une invitation en opé annonceur : un miracle inespéré ou une banalité quotidienne ? Soyons sérieux, qui tweete ses excursions à la boulangerie Eric Kayser ?

5) On n’oublie pas ceux qui savent se faire oublier. Avez-vous remarqué comme chez certain(e)s, le même événement peut-être pré-tweeté, live-tweeté, et post-tweeté ? A croire que l’égocentrisme pousse à vouloir attirer continuellement l’attention sur soi. Au final, ce n’est pas de l’admiration qu’on suscite, mais de l’empathie : mégalomanie mal maîtrisée égale confiance dans les chaussettes.

Et vous, vous êtes gros melon ?

Si j’arrive à faire des photos correctes, demain on va
causer de comment être hype en buvant du thé.

Photo FlickRTim Lawrenz