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It’s a (jocks)trap !

ballerine repetto

Ça doit être l’un des effets collatéraux du péché originel. Non seulement le bout de pomme d’Adam lui est resté coincé en travers de la gorge, non seulement les hommes ont maintenant les cheveux de la tête qui tombent et les cheveux du nez et des oreilles qui poussent quand ils vieillissent, mais y’a pire. Les hommes ont hérité des pires immondices en matière de moderie. Je me demande si le Serpent de la Tentation ne s’appelait pas Sergio Tacchini.

Car avant, y’avait le megging. Mais est-ce que tu connais le jockstrap ?

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Brandalley, la blague

brandalley arnaque

Aujourd’hui je suis pas content. Ça change.

Je vais donc vous narrer mes malheurs avec Brandalley, le site de vente privée en ligne. Il va y avoir du running gag façon Pierre Richard, alors je vous prierais, si vous riez, de pouffer sous cape parce que bon, soyez gentils.

Figurez-vous qu’à la mi-octobre, sentant les premiers frimas de l’automne bien installé, je décide d’aller quérir du gilet Lyle&Scott en laine mélangée à col châle, toujours une valeur sûre. Trois clics, 70 boules lâchées, vite encaissées. Les délais de livraison sont déjà énormes, un bon mois. C’est qu’il faut le temps de tondre le mouton et de tricoter le gilet, tu vois : c’est pas comme si Brandalley ne vendait que des anciennes collections… A mi-novembre, voilà enfin le colis envoyé dans mon logis. Chic. Sauf que jamais Brandalley n’a précisé à aucun moment que le colis serait envoyé par UPS via leurs entrepôts anglais. Et UPS, quand tu ne les appelles pas au bout de quelques jours (genre pas longtemps) pour qu’ils te renvoient un colis non réceptionné parce qu’envoyé sur les heures de bureau, ils le renvoient à l’expéditeur. La blague. Qu’à cela ne tienne, je prends contact avec le service client de Brandalley fin novembre pour qu’ils me renvoient le colis. Fin novembre. On est mi-février, je suis encore en discussion pour qu’on me le renvoie. Entre temps, Brandalley me propose de me rembourser le colis, et me fournit à cet effet un formulaire. Ah, j’ai demandé quelque chose de la sorte ? Je veux juste mon colis, moi. Voilà une semaine que j’ai envoyé mon formulaire au service client. Pas de réponse. Heureusement que Brandalley certifie que tout message sera traité sous 24h heures ouvrées, hein. La blague.

Début novembre, je vous avais parlé de l’opération Pay What You Want. L’occasion d’aller choper du basique, genre de la chemise blanche. Trois semaines plus tard, la commande ne sera pas honorée. Pourquoi donc ? On ne saura jamais. Niveau incompétence, on ne fait pas mieux : on rameute le chaland à grand renfort de matraquage, de bargain-shopping et caetera, sans s’assurer des stocks ou, pire, sans réfléchir à l’impact d’une vente à perte quand tu laisses chacun payer une robe Manoush à 5 boules ou du cardigan à 2 boules 50 ? En guise de plates excuses, j’ai eu un bon. De 5€. La blague.

Dernier malheur en date. En bon samaritain, je laisse une dernière chance à Brandalley en commandant il y a un mois un cardigan rétro Eleven Paris. Que vois-je dans ma boîte mail il y a deux jours ? Qu’il y aura du retard livraison. En attendant, on m’offre 1€ par jour de retard. Youhou. La blague.

On résume : service-client-qui-répond-en-24h mais qui reste silencieux pendant une semaine, manque d’information sur les modalités d’expédition, retards de livraison, mauvaise gestion d’opérations marketing.

Je vous laisse juge, mais perso, ma décision est prise.

Tu le vois mon gros spencer (Burberry) ?

Les fashion weeks commencent, et ça défile sur les podiums avec ses haillons sur le râble. Pour ceux qui aiment les puzzles, les défilés sont toujours un moment très ludique. Il faut trier parmi les sapes les immondices tricotées, les délires de créateur cher payé qui servent à sa promo personnelle, les pièces importables mais qui donnent le la des prochaines tendances prêt-à-porter, et les pièces sur lesquelles tu te jettes dessus. Quand j’étais petit, c’étaient les petits pois des carottes que je triais, comme quoi il y a une continuité.

Qu’est-ce qu’on retient du défilé Burberry Prorsum 2010 ?

De manière générale, on aura deux manières de regarder la collection : celle qui s’arrêtera devant les coloris olive, kaki et moutarde, et celle qui ne s’arrêtera que devant des coloris beaucoup plus urbains (encre, marine, gris décliné).

Que la Seconde Guerre Mondiale n’est pas finie et qu’on déterre tous les ans des pilotes dans leur manteau de combat (1). Qu’on va chercher l’inspiration dans les vieux Disney, ici les 101 Dalmatiens (2). Et qu’accessoirement, c’est importable, inopportun, et fade.

défilé burberry men prorsum AW 2010

Que ce n’est pas parce que c’est Burberry et Christopher Bailey qu’il n’y a pas de jemenfoutisme niveau coupes (3-4-5-6). Parmi les pièces de la collection, on retrouve beaucoup de coupes très larges, parfois difformes. L’oversized est une tendance féminine pour cette année, mais pour les hommes, c’est juste moche.

défilé burberry men prorsum AW 2010

Que le sequin pour homme arrive avec ce manteau surdécoré aux poignets (7) qui prend son inspiration dans les redingotes XVIIIe brodées (gardez un œil sur les redingotes, gardez un œil) et le t-shirt studdé façon galons (8). On aimera ou pas la débauche de cliquetis : en l’état, c’est un peu beaucoup, mais ça devrait dessiner une tendance pour les prochains mois.

Que les vestes officier tradi se déclinent en vestes courtes, l’une très stricte avec col officier et pattes d’épaulettes (9), l’autre à mi-chemin entre le militaire et l’urbain chic avec le col très classique (10).

défilé burberry men prorsum AW 2010

Et enfin, last but not least, le coup de cœur de la collection avec ce manteau zippé à col aviateur (11). On se met bien d’accord histoire d’éviter les malentendus : on dézippe le bas, sans intérêt, et l’on transforme le tout en un superbe spencer. Elle risque de tenir un peu trop chaud pour être portée en soirée vu la matière, mais elle aura la faculté d’habiller la silhouette avec un côté très très vintage (on sort du XXe siècle). Si vous croisez Papy Boyington chantant la Carmagnole, dites-vous que c’est une publicité pour Burberry…

défilé burberry men prorsum AW 2010

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